27/10/2011 |
Crédits photo : Google Streer View
Une caissière d'un supermarché Cora de Mondelange, en Moselle a risqué d'être licencié pour avoir ramassé un ticket de caisse. Finalement après un buzz négatif pour l’enseigne et une forte agitation médiatique, le magasin abandonne les poursuites. Explications.
Il y a deux semaines, une caissière, représentante du personnel CGT, a récupéré sur son tapis de caisse un ticket oublié par un client. Au dos : une réduction pour un sandwich acheté - un offert valable dans un fast-food local. «J'ai pensé à mon fils de huit ans, j'ai détaché» le coupon, a raconté la caissière sur les ondes de France Inter. «Ils ont porté plainte contre moi pour vol», car la direction du supermarché estime que le ticket est la propriété de Cora. «Je croyais que j'étais dans une caméra cachée» s’est-elle indignée.
Convoquée à la gendarmerie pour s'expliquer, elle a reçu un rappel à la loi. Un entretien préalable à son licenciement a été programmé pour le 7 novembre. Son avocat a déjà fait opposition au rappel à la loi.
Le web au secours de la caissière
Dès l’annonce hier après-midi du licenciement de l’hôtesse de caisse, le web a volé au secours de la jeune femme. Tout au long de la journée, les utilisateurs Facebook ont lancé des commentaires acerbes sur le page officielle de Cora. Sur Twitter, le mot clé #Cora est le plus commenté et utilisé sur le réseau social en France. Par ailleurs le numéro de téléphone de l’enseigne mosellane s’est échangé sur le site de micro-blogging. Certains internautes ont appelé le magasin pour soutenir l’employée et faire pression sur la direction. En bref l’enseigne de grande distribution ne s’attendait pas à un tel mouvement de solidarité de la part des clients. Une communication de crise a dû être mise en place en urgence.
Des centaines de commentaires sont postés sur la page Facebook de Cora... qui fait craquer l'enseigne
Crédit Photo : DR
Finalement Cora a craqué. Suite au buzz négatif suscité par les réseaux sociaux et relayé par la presse nationale (Le Figaro, Le Monde, TF1, Europe 1…) la direction du Cora France a déclaré dans un communiqué avoir «conscience de l’émotion suscitée par les informations parues depuis ce matin». En conséquence, elle ne renvoie plus la caissière.