| 09/06/2011 |
L'énergie nucléaire fait débat en France. Les polémiques se multiplient (ici la centrale de Cattenom, en Moselle)
Crédits photo : Olivier Liévin | LOR'Actu
La délégation régionale de l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) a présenté son bilan d’activité 2010 aujourd’hui à Strasbourg, elle le présentera à Metz ce mardi. Cattenom (Moselle) et Fessenheim (Haut-Rhin) sont sur le grill. L’ASN a procédé à de nombreux tests dans les deux centrales de l’Est. Bilan.
Après les évènements tragiques du Japon la sécurité est vivement remise en cause par les populations partout dans le monde. L’Allemagne a d’ailleurs annoncé sortir progressivement du nucléaire. La France, elle, continuera l’aventure de l’atome. Du côté de la Moselle, la mobilisation était très forte pour demander la fermeture de la centrale, de même pour rassurer la population. Dans tous les cas, le bilan dressé par l’Autorité de Sureté Nucléaire est positif. L’ASN considère que «les performances de ce site en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement sont satisfaisantes. En particulier, l’ASN considère que les actions engagées par le site en 2010 ont permis de faire progresser la radioprotection des travailleurs et doivent être poursuivies.» Dans son rapport l’agence rajoute «afin de mieux prendre en compte les risques liés aux microorganismes pathogènes (légionnelles, amibes), l’exploitant doit intégrer l’ensemble des enjeux de sûreté, de protection de l’environnement et de santé publique.»
Du côté de nos voisins alsaciens, le bilan est également positif. Malgré la montée de colère des associations ou encore des élus, la centrale nucléaire semble remplir toutes les normes. En bref Fessenheim a été jugée suffisamment sûre.
Tests critiqués
D’après nos confrères du Figaro, l’accord conclu entre les états membres de l’Union Européenne à propos des modalités des tests de résistance auxquels seront prochainement soumises les centrales nucléaires de l'UE. En effet après la catastrophe nucléaire du Japon, l’Europe a décidé d’accorder ses violons sur la sécurité des centrales de l’UE. Mais ces tests seraient insuffisants. Les députés européens (hors conservateurs) considèrent que ces tests «ne seront ni obligatoires ni contraignants, et aussi que la capacité des centrales à résister à d'éventuels attentats terroristes sera traitée à part, selon des modalités qui restent à définir». Les allemands eux aussi critiquent ce dispositif de tests. Toujours d’après le Figaro, «Ces essais reposent sur une base extrêmement fragile», a souligné le social-démocrate allemand Jo Leinen, qui a déploré le peu d'attention porté aux risques terroristes. Il a cité l'exemple de la centrale française de Cattenom (nord-est): «on nous dit que ce sont les pompiers et les gendarmes qui sont responsables de la sécurité. Ça doit bien faire rigoler Al-Qaïda». Le vert français Français Yannick Jadot à un «exercice de communication» de l'industrie nucléaire, a-t-il fustigé.










Bonjour,
RESUME POSSIBLE, SINON PROBABLE, DE LA SITUATION ACTUELLE ET QUI VA PERDURER A FUKUSHIMA :
(à partir du "Blog de Fukushima", du blog de Paul Jorion, du "Physicsforum.com" (traduction automatique), du "forum technique de radioprotection Cirkus", d'Arnie Gundersen et de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaires).
Comme beaucoup, je pense, je me demandais ce que pouvaient être précisément les situations de 3 coeurs en fusion, partiellement ou totalement hors des cuves (cf. "Le Monde.fr), donc sur les radiers en béton (+ les piscines à côté). Je me demandais également pourquoi l'information s'asséchait, alors que la situation est totalement inédite et à priori très inquiétante. Qu'en est-il de la pollution des nappes captives d'eau de la région, du risque de recriticité (redémarrage localisé et chronique de fissions), du risque d'explosions (recriticité conséquente ou rencontre de coeur fondu avec une poche d'eau importante...).
Enfin, qu'est-ce qui autorisait l'affirmation tranquille de l'IRSN comme quoi la situation est stabilisée ?
Conclusions probables :
- Les coeurs sont toujours partiellement ou totalement sur les dalles en béton, car l'eau qui est injectée à "fond perdu" (circuit dit "ouvert", environ 10 m3/h/réacteur)a suffit et suffit d'autant plus à évacuer la chaleur résiduelle de > 50 tonnes radioactives/réacteur étalées, maintenant qu'elle tourne autour de 1 MW/réacteur (décroissance physique radioactive) (A Gundersen et autres).
- L'arrosage des piscines semble, lui aussi, suffisant à empêcher ébullition et recriticité ( adjonction chronique de bore ?).
- "TOUT A LA MER" : L'eau massivement continuellement injectée, extrêmement chargée de produits radioactifs, puisqu'elle lèche des matières qui ne sont plus isolées par des gaines, s'infiltre forcément finalement pour partie dans le sol, mais les configurations particulières du lieu - bord de mer, montagne proche, pente générale vers l'océan - font que cette eau perdue