Jean-Pierre Masseret, président PS de la Région Lorraine propose que l'Etat rentre au capital de la reprise des hauts-fourneaux de Florange. Photo : Dr
Le président de la Région Lorraine (PS) fait une sortie violente sur la gestion de la crise à Florange par l’exécutif socialiste, Président de la République et Premier Ministre compris.
Dans une interview à Régions Magazine, le président socialiste de la Région Lorraine a vivement critiqué François Hollande et Jean-Marc Ayrault et son gouvernement à propos de leur gestion du dossier ArcelorMittal à Florange (Moselle). «Je dirais que l’exécutif, dans lequel j’englobe le gouvernement et le président de la République, n’a pas agi dans d’excellentes conditions de clarté, ne s’est pas appuyé sur de bonnes informations» a confié le socialiste au magazine daté de février.
«Une mauvaise communication»

Il dénonce le projet de reprise voire de nationalisation partielle annoncée et défendue par Arnaud Montebourg et la décision de laisser le groupe indien gérer Florange et fermer les hauts-fourneaux. Pour Jean-Pierre Masseret, au plus haut sommet de l’Etat il y a eu contradiction. «Le problème, c’est que tout cela n’a pas été assez travaillé, ni dans la connaissance réelle du dossier, ni sur le plan du partage des informations» a poursuivi le chef de l’exécutif régional dans Régions Magazine. «Mais ce que j’appellerais la “bonne communication” autour de ce dossier n’a été déployée qu’à partir du 5-6 décembre. Résultat : une impression générale d’échec, alors que l’emploi a été sauvegardé et que nous avons de vraies raisons de croire en un avenir pour la sidérurgie lorraine» confie le président de la Région Lorraine qui a annoncé récemment vouloir se représenter aux prochaines régionales pour décrocher un troisième mandat.
«Je ne peux pas dire que l’exécutif a su parfaitement faire face aux événements. Et la majorité du conseil régional pense comme moi» tranche Jean-Pierre Masseret. Rappelons que le groupe ArcelorMittal s’est engagé envers l’Etat de conserver l’ensemble des emplois (en tout cas de ne pas procéder à des licenciements secs), à mener à bien le projet de captation de CO2 Ulcos (mais a été repoussé) et à mettre en sommeil les hauts-fourneaux jusqu’en 2019 maximum afin de ne pas les démanteler. Les syndicats sont toujours persuadés que Mittal veut démanteler son site de Florange au profit des usines du nord de la France bien plus rentables.
faut bien qu'il comprenne que le "patron" fait ce qu'il veut apres tout, que ce soit mittal ou le president de titan (les pneus) dernierement, preuve en est helas.