| 21/10/2012 |
A 11h30 trois explosions ont résonné dans la vallée de l’Orne en Moselle. Les trois cheminées de la centrale électrique de Richemont près de Thionville sont à terre. Dans le cadre de la destruction de l’usine, les cheminées ont été dynamitées. Nos images.
Richemont : les cheminées dynamitées - Afficher en plein écran
La Préfecture de Moselle a supervisé l’abattage des trois cheminées de l’ancienne centrale EDF de Richemont près de Thionville. Ce dynamitage a entraîné quelques perturbations routières et autoroutières dans le secteur notamment sur l’A31 et l’A30.
Un périmètre de sécurité de 200 mètres a été mis en place et a entraîné le blocage temporaire (seulement 10 minutes avant le tir) des autoroutes A30 et A31 à Mondelange, Guénange et Uckange pour éviter de « déconcentrer les automobilistes ». Le survol de la centrale est par ailleurs interdit une partie de la journée. Du haut de ses 113 mètres, les deux tours principales sont tombées dimanche au matin à 11h30 précises. L’autre, plus petite de 75 mètres environ s’est effondrée en première.
Totalement détruite d’ici 2016
La centrale thermique fonctionnait au gaz et possédait une puissance de 180 MW. Elle était en fonction depuis 1950. Fonctionnant grâce aux gaz fourni par les hauts-fourneaux d'ArceloMittal situés à Hayange. La fermeture progressive désormais définitive de ces derniers a entrainé en 2010 la fermeture de la centrale. Le gazoduc qui cheminait jusqu’à Florange a été démantelé. Après l’abattage des trois cheminées, EDF devrait précéder au désamiantage de sa centrale de 2013 à 2014. Viendra ensuite la démolition totale vers 2015-2016. Enfin, le site de 50 hectares sera dépollué à l’horizon 2017. Au total cette opération qui s’articule sur sept ans aura coûté 25 millions d’euros.
L’exploitant EDF n’a pas exclu de reconstruire sur les terres de Richemont une nouvelle centrale après la dépollution du terrain. EDF souhaite conserver ses terrains sur lesquels sont désormais installés les vestiges d’un symbole de la puissance industrielle passée de la Moselle et de la Lorraine.
Vidéo : Matracki Damien































Certes, elles étaient laides, mais on était fier de nos cheminées
Cordialement.