| 20/10/2012 |
Le président socialiste de la Région Lorraine, Jean-Pierre Masseret demande à l’Etat d’intervenir directement dans la reprise des hauts-fourneaux actuellement entre les mains du géant ArcelorMittal à Florange.
L’élu socialiste qui a reçu à de nombreuses reprises le candidat François Hollande sur ses terres et qui était présent lors du déplacement d’Arnaud Montebourg à Florange créée la surprise. Dans un communiqué, il demande que « la puissance publique prenne part au capital du repreneur du site ». En bref, nationaliser en partie la filière chaude mise en vente par Mittal jusqu’au 1er décembre prochain.
« Je demande à ce que le gouvernement via les moyens et outils dont ils disposent prenne cette position d’intérêt national » a-t-il ajouté vendredi en réaction aux propos de Jean-Pierre Jouyet, président de la BPI qui a assuré que Florange est un « canard boiteux ». « Le dossier de la sidérurgie lorraine et française ne se réduit pas à la simple création de la Banque Publique d’Investissement qui a pour vocation d’accompagner les PME et les entreprises intermédiaires dans la création de projets d’avenir comme l’a justement précisé J.P Jouyet » a assuré l’élu.
Jean-Pierre Masseret a par ailleurs dit que « le rapport Faure a démontré que le site était viable et rentable ». En effet, c’est Pascal Faure, signataire de ce rapport indépendant qui assure que le site est « fiable, viable et rentable ». Il est chargé de trouver un repreneur pour les hauts-fourneaux mosellans.
L’Etat n’a « pas d’argent » selon Arnaud Montebourg

La fillière chaude de Florange en vente jusqu'au 1er décembre. Photo: ARCHIVES/ Fred Henry/ LOR'Actu.fr
M. Faure estime à une centaine le nombre d’opérateurs industriels capables de reprendre Florange mais le gouvernement se concentre sur une dizaine. Le groupe Tata Steel qui effectue déjà d’importants investissements en Lorraine aurait été approché, et est régulièrement cité en exemple par les syndicats. D’autres acteurs, russes, asiatiques ou allemands sont approchés.
La cession se fera au « prix du marché » et non pas à l’euro symbolique. Enfin, plusieurs centaines de millions d’euros seront nécessaires au rachat et l’entretien des hauts-fourneaux P3 et P6 qui sont maintenus fermés depuis 14 mois. ArcelorMittal a mis en garde sur l’état vétuste du matériel. Le P3 serait quant à lui presque inutilisable malgré un important investissement.
Cette demande de Jean-Pierre Masseret (PS) que l’Etat rentre au capital des hauts-fourneaux de Florange s’aligne sur la demande de plusieurs syndicats. Force ouvrière et la CGT veulent que l’Etat « nationalise la sidérurgie française car c’est une filière stratégique » pour l’économie. Toutefois, Arnaud Montebourg compte bien trouver un repreneur privé. Il a rejeté dimanche 30 septembre sur le plateau du JT de France 2 une possible nationalisation des hauts-fourneaux car l’Etat n’a « pas d’argent » et ne serait pas un si bon gestionnaire selon lui.










Il vaut mieux consacrer ces sommes à réorienter l'économie de la région vers une autre activité plus pérenne.
On voit bien que vous ne travaillez pas à Arcelor Mittal !
Vous ne parleriez pas ainsi.
J'ai travaillé sur 5 sites et 2 pays différents...
Et je suis lucide... je vois passer les commandes et je vois le monde de l'acier évoluer.
Ce qui arrive aujourd'hui tout le monde le prédisait en 1985... mais on a demandé à l'état de sauver l'insauvable en y investissant jusqu'à 100 milliards d'euros par an (si ma mémoire est bonne... je dois retrouver les chiffres) à fonds perdus entre 1980 et 1990... et cela ne sera jamais remboursé !
Faire l'autruche la tête dans le sable en refusant de changer alors que le monde change autours de nous ne nous sauvera pas.
Il faut se dégager de toute urgence de cette activité non rentable loin de la mer pour sauver ce qui reste en bord de mer et utiliser cet argent (ce qui en reste) pour faire autre chose en Loraine.