| 19/10/2012 |
Le Président de la République veut éteindre l’incendie avant que la polémique ne prenne une autre tournure. Après les propos du président de la Banque Publique d’Investissement (BPI) qui assure que l’aciérie ArcelorMittal de Florange est un « canard boiteux », Hollande calme le jeu.
> Florange est "un canard boiteux" pour le président de la Banque Publique d'Investissement
A l’issue du sommet européen à Bruxelles, le président François Hollande a réagi aux propos de Jean-Pierre Jouyet, président de la BPI. Selon lui, sa banque dotée d’une force de frappe de 40 milliards d’euros aidera les PME mais pas les grandes entreprises en difficultés. Cette grande banque publique d’investissement, promesse numéro un de François Hollande durant la campagne doit voir le jour début 2013. Selon son président interrogé vendredi matin sur Europe 1, la BPI n'a pas vocation «à aider les canards boiteux» comme Florange. « C’est à d’autres dispositifs de jouer si nécessaire » pour aider Florange avait-il également déclaré.
Face à la fronde des syndicats qui demandent des excuses, François Hollande a tenté de calmer le jeu. « Florange n'est pas un canard boiteux. Florange fait partie d'ArcelorMittal et à ma connaissance, ArcelorMittal n'est pas un canard boiteux » a-t-il dit depuis la Belgique. « Ce dossier ne relève donc pas de la BPI » a-t-il recadré.
Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif n’a pas souhaité faire de commentaire. Toutefois, un député PS assure qu’il a indiqué à propos du ministre « que bien entendu, lui et ses services étaient toujours mobilisés pour la recherche d’un nouvel opérateur industriel et d’investisseurs sérieux croyant en un avenir pour le site de Florange qui n’a rien de boiteux »
De son côté Marine Le Pen (FN), a quant à elle « exigé » que « M. Jouyet présente immédiatement ses excuses aux salariés de Florange ». « La légitimité de M. Jouyet à occuper le poste de président de la BPI est aussi fortement remise en cause » a indiqué la leader du Front National dans un communiqué.
«Canard boiteux» associée à Florange est une «connerie»
Le député PS de Moselle Michel Liebgott a également régit vivement dans un communiqué. « C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance des propos pour le moins malvenus tenus par J.P Joyet ». « Connaître le monde de la finance est une chose, connaître celui de l’industrie en est une autre » a taclé l’élu local.
L’expression utilisée par Jean-Pierre Jouyet « canard boiteux », associée au site sidérurgique de Florange est une « connerie » a fait savoir Jean-Pierre Masseret, président PS du Conseil Régional de Lorraine dans un communiqué.
« J'ai l'impression que le gouvernement a nommé à la tête de la BPI un canard boiteux. Je rappelle que sauver Florange, c'est sauver plus d'un millier d'emplois » a fait savoir sur France Info, le leader CFDT Edouard Martin. De son côté FO a déclaré sur BFMTV que « c'est inadmissible de nous traiter de canards boiteux, aujourd'hui surtout vu que la situation est difficile. Si on est soutenu par le gouvernement, on ne comprend pas pourquoi la banque d'investissement nous traite de la sorte ».
« Le futur président de la Banque publique d'Investissement a le plus grand respect pour les salariés de Florange, héritiers d'une forte tradition sidérurgique française » a indiqué la Caisse des Dépôts dans un communiqué qui est encore dirigée par le futur président de la BPI.










Ils parlent avec gravité de l’entreprise qui les emploie, sont prêts à se battre comme des chiffonniers pour défendre leur place, espèrent voir la progéniture hériter de leur chance de salariés, pleurent à l’idée de perdre leur situation, souhaitent la mort des patrons qui les licencient...
Pour ces animaux l’emploi représente tout.
L’unique salut qu’ils reconnaissent est l’accès au mode de vie standard mettant à l'abri des privations matérielles superflues. Le chômage est leur enfer, le salaire la récompense suprême de leur existence de minus.
La sainte paye, endorphine mensuelle permettant de combler les rêves matérialistes les plus ineptes : rembourser quelque ignoble maison Phénix, partir en vacances chaque été, ne jamais manquer de canapés, de vérandas, d’automobiles lustrées, renouveler régulièrement portables, télévisions, i-pad, remplir quotidiennement le frigo de bidoche, de yaourts, de coca-cola...
Ils prennent tellement au sérieux la religion qui les engraisse qu’ils se suicident dès la trahison de l'employeur, la fermeture de l'entreprise ou la perte de clients. Incapables de vivre hors des auges, ils préfèrent la mort au déshonneur.
Ils ont leurs héros, leurs martyrs, leurs cathédrales et leur Verdun : FLORANGE, MOULINEX, RENAULT, MARC THIBAULT...
Ces noms gravés dans les coeurs assoiffés de justice consumériste, inscrits sur les frontons de la conscience dupontesque sont désormais entrés dans l’Histoire des minables.
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http://www.dailymotion.com/video/xui2ib_la-religion-des-porcs-raphael-zacharie-de-izarra_news
Raphaël Zacharie de IZARRA