| 19/10/2012 |
Une sortie remarquée pour le tout nouveau président de la Banque Publique d’Investissement (BPI) Jean-Pierre Jouyet. Nouvellement nommé par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, le président devra gérer cette structure pour financer les petites et moyennes entreprises prometteuses. Sa « force de frappe » sera de 35 à 40 milliards d'euros…
Les PME oui mais pas les grandes entreprises en difficultés. Cette grande banque publique d’investissement, promesse numéro un de François Hollande durant la campagne doit voir le jour début 2013. Selon son président interrogé vendredi matin sur Europe 1, la BPI n'a pas vocation « à aider les canards boiteux ».
Il était interrogé ce matin sur un éventuel soutien aux hauts-fourneaux ArcelorMittal de Florange qui devraient fermer bientôt sauf si le gouvernement trouve rapidement un repreneur. Alors que l’aciérie mosellane est à l’arrêt depuis plus d’un an, la BPI sera là pour aider les PME et secteurs porteurs à « maintenir l’activité » déjà existante.
Clairement, le président de la nouvelle banque n’aidera pas Florange. Selon lui « c’est à d’autres dispositifs de jouer si nécessaire ». La BPI aura pour objectif de « prévenir les difficultés des entreprises » et « le chômage ». Conformément à la promesse de François Hollande d’inverser la courbe du chômage d’ici à deux ans, « elle aidera à ce qu'il y ait de nouvelles activités », en somme de nouveaux emplois.
Il a également écarté une possible aide financière à d’autres entreprises en difficulté telles que PSA, Sanofi, Alcatel-Lucent, Air France ou encore Areva.









