| 01/10/2012 |
Le groupe ArcelorMittal a officiellement confirmé dans un communiqué à l’issue d’un comité central d’entreprise la fermeture des deux hauts-fourneaux P3 et P6 de Florange et Hayange en Moselle.
L’industriel est prêt à céder la filière chaude ainsi que la cokerie à un repreneur a confirmé le géant indien lors d’un CCE à Saint-Denis en région parisienne. ArcelorMittal donne deux mois à compter du 1er octobre à l’Etat pour trouver un repreneur. En plus de la cession probable des hauts-fourneaux, la filière chaude comprend la cokerie, qui transforme le charbon indispensable à leur alimentation.
Au total, 629 salariés sur 2 500 sont concernés par le plan social de Mittal qui s’appliquera dès le 16 octobre prochain, soit un mois avant une possible reprise des hauts-fourneaux. La CFDT assure qu’il y a au moins 1 500 emplois menacés sur l’ensemble du site de Florange sans compter les sous-traitants. «La société a conscience de l'impact de cette annonce pour les salariés concernés et pour leurs proches», mais les licenciements secs sont évitables « en recourant aux différents dispositifs existants - notamment les programmes de mobilité et d'accompagnement individuel », assure le groupe dans un communiqué.
Débats autour de la nationalisation de Florange
Le P-DG Lakshmi Mittal avait donné jeudi son « accord de principe » au Président de la République François Hollande lors d’une rencontre à l’Elysée. « Nous avons demandé que, s'il prend cette décision, il nous laisse deux mois pour nous permettre de rechercher une solution de reprise » avait lancé Arnaud Montebourg devant une foule de salariés d’ArcelorMittal jeudi à Florange. Un discours qui correspond aux engagements annoncés par Mittal ce lundi suite à un CCE.
Le gouvernement a désormais deux mois pour convaincre un opérateur industriel. « Il n’y aura jamais de repreneur. La filière chaude a besoin de la froide et vice et versa » a lancé un syndicaliste FO. Les syndicats Force ouvrière et CGT veulent que l’Etat « nationalise la sidérurgie française car c’est une filière stratégique » pour l’économie.
Toutefois, Arnaud Montebourg compte bien trouver un repreneur privé. Il a rejeté dimanche soir une possible nationalisation des hauts-fourneaux car l’Etat n’a « pas d’argent » et ne serait pas un si bon gestionnaire selon lui. Le ministre Montebourg n’a pas encore fait de commentaire suite aux annonces d’ArcelorMittal. En attendant, les syndicats promettent des actions coup de poing sur le site de Florange. Depuis lundi 6h, tous les accès au site sont fermés, filière chaude, froide et les bureaux administratifs. Les salariés qui travaillent encore sur le site ont dû faire demi-tour. Le blocage devrait durer au moins « une semaine » ont confié plusieurs syndicats.










Les salariés ont largement prouvé leur potentiel depuis que Mittal s' est installé en France grâce à l' état. Mais peut-être devrais-tu t' intéresser à la loi du marché et à la mondialisation pour bien comprendre les enjeux.