| 21/02/2012 |
Suivez la situation de la mobilisation des salariés du site d'ArcelorMittal à Florange, en Moselle.
Mercredi 22 février à 11h05 : L'Etat a mis "un million d'euros" pour le chômage partiel à Florange selon Xavier Bertrand
Xavier Bertrand a affirmé sur Europe 1 que le directeur général du groupe ArcelorMittal avait « bien confirmé qu’il continuait tous les travaux de maintenance du four pour le rouvrir » lors d’une rencontre la semaine dernière au ministère.
« S’ils ne voulaient pas le rouvrir, est-ce qu’ils paieraient 2 millions d’euros de travaux pour la maintenance ? Est-ce qu’ils auraient déjà prévu les 2,2 millions qui sont nécessaires dans les six mois qui précédent la réouverture du four ? », s’est interrogé le ministre.
« Par ailleurs, on met de l’argent en place pour de l’activité partielle, du chômage partiel, comme l’on dit. L’Etat a mis quasiment un million d’euros au dernier trimestre 2011, on va mettre plus, et ArcelorMittal va mettre aussi de l’argent, on n’est pas dans une logique de licenciements, évidemment », a-t-il dit.
18h45 : Nathalie Arthaud, candidate à l'élection présidentielle Lutte Ouvrière est "solidaire"
« La colère des travailleurs de cette aciérie est mille fois justifiée » déclare la candidate d’extrême gauche dans un communiqué de presse. « ArcelorMittal, le numéro un mondial de l’acier, a fait 19 milliards d’euros de bénéfices au cours des cinq dernières années, et encore 1,7 milliard en 2011. Pour les actionnaires, les dividendes sont maintenus. Et en même temps, elle vient d’annoncer 6000 suppressions d’emplois en Europe et le maintien à l’arrêt des installations de Florange. La seule raison de ces suppressions d’emplois, temporaires ou définitives, c’est la recherche du profit maximum, en tuant à la tâche les usines les plus profitables et en condamnant à l’arrêt les autres, tout en semant la désolation du chômage » dit-elle.
« Alors je suis entièrement solidaire des travailleurs de Florange et de tous les moyens qu’ils utiliseront dans la lutte : il faut imposer à ArcelorMittal le maintien de tous les sites, en répartissant le travail entre tous sans perte de salaire, et en prenant pour cela sur les profits de cette multinationale riche à milliards. » lance-t-elle en conclusion.
16h05 - Les syndicats très réservés sur les propos de N.Sarkozy prononcés ce matin
Les syndicats sur le site d'ArcelorMittal de Florange aujourd'hui mardi 21 février
Crédit Photo : Frédéric Henry | LOR'Actu.fr
Les syndicats de l'usine ArcelorMittal de Florange ont accueilli aujourd'hui avec réserves une déclaration de Nicolas Sarkozy à Aytré (Charente-Maritime) selon laquelle « on fera tout pour que Florange rouvre » annonce l’AFP. « Ce qui est bien, c'est qu'il réagit face aux inquiétudes des salariés, sans pour autant amener une solution viable sur le long terme », a commenté Jean Mangin, responsable de la CGT. « Pour la CGT, c'est une déclaration ambiguë. On peut la comprendre comme on veut », a-t-il ajouté. « Il dit exactement ce qu'il a dit à Gandrange », a déclaré Walter Broccoli, leader de FO, et « on a vu le résultat ».
« Nous, ce qu'on lui demande, ce n'est pas qu'il parle avec les dirigeants d'ArcelorMittal, mais qu'il téléphone directement à Lakshmi Mittal (le PDG du n°1 mondial de la sidérurgie, ndlr) pour qu'il arrête de détruire notre outil de travail ». Même réaction du responsable de la CFDT, Edouard Martin. « Avec tout ça, on est sauvés. Pour l'instant, ce ne sont que des mots. On attend des actes », a-t-il déclaré. « Il est hors de question de laisser M. Mittal démanteler l'usine, si le président et le gouvernement devaient baisser pavillon. Car cette usine, maintenant, nous appartient », a-t-il poursuivi.
> Les déclarations de Nicolas Sarkozy à propos du site de Florange
15h00 : "Je ne veux pas que Florange meure"
Nicolas Sarkozy rentre dans le dur de la campagne présidentielle. Ce matin au marché de Rungis puis à la Rochelle pour la visite d'une usine, le candidat UMP a indiqué qu'il "ne veux pas que Florange meure". Dès son arrivée chez Alstom en début d'après-midi, Sarkozy a parlé du site mosellan. Par ailleurs il n'exclut pas de se rendre sur place indique le journaliste de BFMTV qui a suivi le candidat aujourd'hui.
> Nicolas Sarkozy de retour en Moselle à Florange pour la campagne présidentielle ?
Mardi 21 février à 14h45 - Nicolas Sarkozy a discuté avec les dirigeants d'ArcelorMittal
Le président-candidat Nicolas Sarkozy a renouvelé ses promesses à la sidérurgie lorraine. «Je ne veux pas que Florange meure. Bien sûr il y a la crise, moins de demande d'acier, mais on fera tout pour que Florange rouvre » s’est engagé le chef de l’Etat.
Sarkozy a précisé s'être entretenu ce matin avec les dirigeants d'ArcelorMittal. « On aura l'occasion d'en reparler », a-t-il ajouté. Ces déclarations remettent sur le tapis un possible déplacement de campagne à Florange ces prochaines semaines.
> Notre article et les photos du deuxième jour de la mobilisation sur le site de Florange.
18h28 – Le maire de Thionville (PS), Bertrand Mertz apporte son soutien aux salariés d’ArcelorMittal
A l'heure où une intersyndicale a choisi d'occuper les installations administratives d'ArcelorMittal, Bertrand Mertz a décidé d'envoyer, dès ce lundi un communiqué à la presse et aux syndicats. Affirmant son total soutien aux sidérurgistes de la Fensch et appuyant leur combat et celui des élus socialistes engagés à leurs côtés.
« Je veux vous dire que je partage la colère qui vous a poussé ce matin à occuper les Grands bureaux d’ArcelorMittal Florange. Comme vous, je ressens l’inquiétude de voir le redémarrage des installations sidérurgiques de notre Vallée repoussé à une date non définie. L’industriel Mittal doit s’engager de façon ferme sur l’avenir des sites de Hayange et de Florange. L’épreuve de force est engagée. Cette bataille locale doit être portée au niveau national et européen. Avec les élus socialistes je suis à vos côtés. » affirme-t-il dans son communiqué.
16h20 : La direction d’ArcelorMittal parle (Info LOR’Actu.fr)

Crédit Photo : Frédéric Henry | LOR'Actu.fr
Par la voix d’une porte-parole du groupe ArcelorMittal à Paris, le géant de l’acier vient de réagir auprès de notre Rédaction. La direction d’ArcelorMittal« a toujours fait la démonstration de sa volonté d’entretenir avec les partenaires sociaux le meilleure dialogue social possible » dit-elle. Elle veut croire« qu’il pourra continuer à en être ainsi et que la raison l’emportera sur des actions qui risqueraient d’empêcher le déroulement normal d’un dialogue social constructif ». ArcelorMittal Atlantique et Lorraine a indiqué que le projet qui sera présenté au comité le 23 février 2012 portait « sur la prolongation de la suspension temporaire d’une partie des installations de Florange pour le deuxième trimestre de l’année 2012 » ainsi que « le maintien de l’ensemble des mesures permettant le redémarrage des installations lorsque les conditions de marché le permettront » prévient ArcelorMittal. « L’ensemble des détails de ce projet sera soumis à la consultation des partenaires sociaux le 23 février prochain » conclut le groupe.
15h05 : Nicolas Dupont-Aignan réagit à la mobilisation à Florange
Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout La République à l'Elysée, a dit lundi comprendre les salariés d'ArcelorMittal qui occupent la direction de leur usine à Florange, après tant de "faux discours" de la classe politique, de droite comme de gauche.
Sur France 2, le député de l'Essonne a lancé: "ils vont tous visiter les usines, en ce moment, sous les caméras, mais ce sont eux, par leur politique, par la signature de traités européens, mondialistes, qui ont supprimé toutes les frontières, et qui permettent l'importation de produits qui nous concurrencent à très bas coûts. Il ne faut pas s'étonner après, que les hauts-fourneaux ferment les uns après les autres".
11h30 - Les salariés d'ArcelorMittal occupent la direction à Florange depuis ce matin
Ce matin les salariés d’ArcelorMittal occupent les bureaux de la direction de la société à Florange. Ils comptent s’y installer pour faire plier les dirigeants. Des tentes doivent arriver dans la journée. Au même moment, Arcelor préfère rester muet et annonce une prise de parole après la tenue du comité de direction jeudi.
Entre 100 et 200 métallurgistes ont investi lundi vers 8 heures sans débordement les locaux de la direction de l'usine mosellane indique l’AFP. « Mettre au chômage technique la direction » voilà ce que veulent les ouvriers réunis aujourd’hui. Les syndicats CFDT-CGT-FO-CFE/CGC ont appelé à une mobilisation générale. « Nous resterons dans ces bureaux tant que les haut-fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré » a indiqué sur place Edouard Martin, syndicaliste auprès du CE européen des sites de Mittal. Une porte-parole d’ArcelorMittal à Paris nous a indiqué dans la matinée que la société « ne préfère pas s’exprimer pour le moment. Une prise de parole devrait avoir lieu après la tenue du comité de direction jeudi 23 février ». D’après elle un communiqué devrait tout-de-même être diffusé dans l’après-midi.
Une opération de force des salariés qui devrait se poursuivre plusieurs jours. Des tentes vont être érigées sur les pelouses de l'usine lors de cette occupation annoncent les syndicats. Absente la direction du site de Florange n’a pas encore réagit à l’occupation de ses grands bureaux.
Une fermeture définitive en vue

Crédit Photo : Frédéric Henry | LOR'Actu.fr
« Le gouvernement est le seul à faire confiance à Mittal lorsqu’il parle temporaire », explique Édouard Martin qui croit peu à la mise en route de l’usine de Florange. Un Gandrange bis est redouté par syndicats et salariés. D’ailleurs cette semaine des licenciements sont déjà prévus chez des sous-traitants d’ArcelorMittal. De son côté Europe1.fr affirme via une source que le redémarrage des fourneaux ne se ferait pas avant 2013. Certains salariés spécialisés auraient même reçu des propositions pour aller travailler sur d’autres sites indique la radio.
Une mobilisation qui redonne malgré tout de l’espoir à Philippe Tarillon, maire PS de Florange. « A l’AG des syndicats la semaine dernière on a compté entre 1 000 et 1 200 personnes. Du jamais vu. D’habitude c’est 200 à 300 » constate l’élu. « Ce matin c’est une action dure qui s’est organisée, et d’autres vont s’y greffer » rajoute-t-il. « Florange doit être au cœur de l’actualité dans ce contexte de campagne présidentielle ». Quant à une venue de Nicolas Sarkozy sur le site de Florange, le maire est clair. « Venir ici pour répéter ce qu’il a dit à Gandrange ce n’est pas la peine. Cela serait vécu comme de la provocation. Il avait créé beaucoup d’espoirs en 2008. » se souvient Philippe Tarillon. « Pour venir ici il doit avoir un discours clair envers M. Mittal. Je rappelle que l’Etat a signé une convention d’ancrage territorial avec ArcelorMittal. Cela prévoit le maintien du site de Florange et l’investissement dans Ulcos » prévient le maire. « Je recevrai le Président de la République mais hors de question de faire tapisserie lors d’un moment électoral. Si Nicolas Sarkozy veut des images au 20h avec des ouvriers, il ne trouvera pas de figurants ici… » s’exclame-t-il.
Les conséquences sur la ville et de la vallée de la Fensch s’annoncent catastrophiques. « Si Florange ne redémarre pas dans 6 mois, c’est fini… » prévoit-t-il. « De Hayange à Florange, il y aura des retombées négatives pour l’emploi, les sous-traitants et à terme sur le pouvoir d’achat local. » craint le maire. « Des milliers d’emplois sont en jeu. Nous sommes dans une vallée qui tente de se reconstruire. Cette fermeture est un coup de poignard qu’on nous plante dans le dos » conclut Philippe Tarillon.









