| 06/03/2013 |
INFO LOR’Actu.fr. Le tribunal de Metz a tranché en faveur de l’offre de rachat du parc d’attractions déposé par un groupe de quatre entrepreneurs a-t-on appris de Jacqueline Lejeune, l’une des membres du quatuor.
L’avocat du groupe a confirmé la décision de la Chambre Commerciale de Metz. Le parc d’attractions de Maizières-lès-Metz placé en redressement judicaire depuis novembre dernier va tourner une page de son histoire. Les frères Le Douarin qui ont racheté le parc en 2006 et qui l’ont géré durant six saisons sont écartés par la justice pour une mauvaise gestion. La Chambre Commerciale a accepté la cession du parc de loisirs au groupe de quatre entrepreneurs et procédera à la liquidation le 13 mars prochain.
Selon nos informations, le groupe devrait procéder à de nombreux changements. Un nouveau nom d’abord puis une ouverture décalée prévue à la mi-mai ou début juin afin de procéder à la mise aux normes de certaines installations. Des investissements de l’ordre de 1,2 à 1,6 millions d’euros sont prévus «dans les douze mois» afin d’installer de nouveaux manèges, d’autres devraient quitter le site mosellan qui fête ses 24 ans. ». Une ouverture au printemps « serait la bienvenue » affirme Lucas mais préfère rester prudent. « Ca dépendra de l’avancement de notre travail. Il va falloir se retrousser les manches». On devrait voir de nouveaux les grilles ouvertes vers le mois de juin.
Les frères Le Douarin font appel
Mais coup de théâtre. Si les Le Douarin passent bien la main aux nouveaux dirigeants, ils font appel du jugement. «On ne connaît pas les vraies motivations des nouveaux repreneurs » a lâché Didier Le Douarin. De son côté Eric Lucas, nouveau représentant des actionnaires du parc affirme que cet appel n’a pas de caractère « suspensif ». Les quatre nouveaux dirigeants vont donc commencer leur travail au parc. «Cette décision du tribunal est une première satisfaction. Nous n’avons jamais travaillé dans le conflit. Je suis triste pour les frères Le Douarin » confie à LOR’Actu.fr, M. Lucas, assureur renommé à Metz. « Notre première action est de rassurer les salariés. On les connaît très bien, les ayant déjà côtoyés». «On va se mettre au travail, une course contre la montre s’engage». « Notre autre priorité est de communiquer avec les clients. On va bientôt communiquer sur la manière dont on va restaurer les droits des personnes ayant des billets et des abonnements». « On bva prendre possession du parc dès maintenant » a confirmé Eric Lucas en admettant que la partie s’annonce difficile.
Le parc d’attractions inauguré en 1989 devait permettre à la région d’oublier ses difficultés économiques liées à la fermeture des mines puis au déclin de la sidérurgie. Près d’un quart de siècle après son ouverture, le parc d’attractions installé à côté d’une zone touristique qui draine de 3 à 5 millions de touristes par an (Amnéville) n’a jamais connu le succès. Avec un potentiel affiché de 2 millions de visiteurs à son ouverture, le parc de Maizières-lès-Metz n’a jamais dépassé les 800 000 entrées. Dans ses années les plus difficiles, le parc a sombré sous la barre des 250 000 visiteurs. Le Tribunal a permis de conserver 41 emplois et 250 contrats saisonniers dans une région déjà fortement touchée par le chômage.
Plus d’infos à suivre.









