| 06/10/2012 |
La traditionnelle Nuit Blanche s’est jouée vendredi dans les rues de Metz. Inaugurée en toute «amitié» par la ministre Aurélie Filippetti, l’évènement a rassemblé plus de 100 000 visiteurs. Une manifestation populaire qui affiche quelques couacs au tableau.
Ils sont venus en masse dès 18h. A la gare SNCF, mélangés au milieu des voyageurs, les plus impatients attendent l’inauguration de la cinquième Nuit Blanche messine, en présence ni plus ni moins de la ministre de la Culture. Quelques politesses lancées à destination des artistes et organisateurs, puis le maire PS Dominique Gros a défendu une nouvelle fois l’évènement devant un public déjà acquis. Christophe Girard, maire PS du quatrième arrondissement de Paris était également présent. C’est le «papa» de la Nuit blanche à Paris qui a ensuite donné des idées à New-York, Berlin ou bien sûr Metz.
Vers 19h, les premières animations sont lancées. La file d’attente est déjà longue devant l’entrée des salons de la gare ouverts exceptionnellement pour l’occasion. De l’escalier d’honneur au salon Charlemagne en passant par une visite guidée et commentée d’une historique locomotive Micheline, la gare a soudainement eu un nouveau visage. Bien loin de celui du quotidien et de la fourmilière pressée. Cette nuit, le temps s’est figé. L’artiste Marie-Noëlle Deverre y faisait tourner un couple de danseurs en chair et en os entouré d’un charmant enchaînement de barbelés roses. Envoutant...
Du côté de Pompidou, une projection inédite était offerte aux passants toutes les demi-heures de 21h30 jusqu’au bout de la nuit. Les hauts parleurs vrombissants ont animé les très calmes et silencieuses rues de la ville. «Certainement une des meilleures animations» lance un visiteur. Le mapping vidéo et sonore du label AntiVJ sur le toit et les trois galeries du Beaubourg messin a réussi son coup. Avenue Foch, les visiteurs ont découvert une artère très calme plutôt habituellement saturée par les bouchons. «Ca manque de musique» déplore un noctambule perché sur son vélo. En effet, le rayon laser «visible à 40 kilomètres de Metz» projeté depuis l’Avenue Foch a retenu toutes les attentions. L’arc-en-ciel d’Yvette Mattern sera également projeté samedi soir.
Les tentacules d’une pieuvre sortant des bureaux de la façade de la Banque Populaire ont amusé les passants. Le Grand Séminaire affichait une heure d’attente pour y entrer et les Arènes de Metz se sont couchées avec la gueule de bois. La salle s’est transformée en night-club géant avec aux platines deux frères belges, David et Stephen Dewaele sous le nom du collectif «2MANYDJS DJ SET»
Travaux et circulation : avis partagés

Les visiteurs nombreux en file indienne sous le passage de l'Ampithéâtre, les travaux gânant les piétons
Photo : Photo : Marc Egensperger/LOR’Actu.fr
Quelques couacs. «Les travaux étaient une contrainte mais sont devenus un avantage» nous confiait le directeur artistique de la Nuit Blanche. «Il y a des travaux partout. Mettis c’est dans un an jour pour jour» a lancé Dominique Gros en ouverture. En effet, l’inauguration du futur bus en site propre coïncidera avec la sixième Nuit Blanche. Les travaux, les visiteurs de la Nuit Blanche n’y ont pas échappé. Bousculades, quelques chutes dans la pénombre et scènes hallucinantes de visiteurs perdus au milieu des zones de chantiers. Les plus fous ont tenté d’accéder à des zones habituellement fermées au public. Bref, ils se sont appropriés à leur manière les travaux le temps d’une nuit.
La circulation enfin. Tous les messins n’étaient pas dans les rues vendredi soir pour faire la fête. Avec une Avenue Foch fermée et des travaux déjà encombrants, certains automobilistes sont restés coincés une bonne partie de la soirée dans les embouteillages. La patience des conducteurs et des agents de circulation était mise à rude épreuve pour une soirée pas comme les autres. «On ne fait pas une Nuit Blanche en plus des travaux !» s’agace un riverain. Un autre préfère relativiser : «Travaux ou pas, il y a toujours de la circulation les jours d’évènements, c’est pareil à la FIM» estime-t-il.

Photo : Marc Egensperger/LOR’Actu.fr










