| 22/08/2012 |
Les parkings et les rues du centre-ville de Metz suffisent pour constater la progression du nombre de roms dans la capitale régionale. Hommes, femmes, adolescents et enfants vivent dans la rue, sous des porches et font la manche la journée.
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Une situation qui inquiète la population. Tant pour la sécurité que pour des questions d’hygiène et de santé. « Ils sont de plus en plus nombreux dans les rues et embêtent nos clients sur les terrasses » assure un restaurateur. « Certains le font de manière cool, d’autres en sont au harcèlement de nos serveurs et clients » déplore un restaurateur messin Place de Chambre. « Je comprends les difficultés humaines, mais il est déplorable d’en croiser autant tant une telle détresse. Où sont les autorités ? La police ? Les associations ? » s’interroge Valérie, une mère de famille.
« Les enfants sont malades »
Pire, certains se sont désormais autoproclamés gestionnaires de parking. En effet il est impossible de ne pas tomber sur un groupe organisé de roms qui "gère" la circulation dans les parkings payants de l’hyper centre messin. Ainsi ils conseillent les automobilistes pour se stationner, régulent les places, font la circulation. Après ces bons conseils, il est de rigueur de donner une pièce. Certains refusant s’en souviennent encore. « J’ai refusé de donner de l’argent à un rom « pour ses conseils » sur le parking de la cathédrale… il m’a insulté, j’ai eu peur pour ma voiture » assure un commerçant qui se stationne tous les jours sur le parking du marché couvert. Un autre automobiliste qui a refusé a retrouvé sa voiture rayée. Une plainte a été déposée au commissariat. « Que fait la police municipale, est-elle trop occupée par les PV des parkings non payés ? ». Un policier municipal interrogé sur place a assuré « qu’il ne pouvait rien faire. Si on intervient avec nos collègues de la police nationale, on ne fait que reporter le problème, ils reviendront le lendemain. La décision doit être plus large… » confie-t-il.
Les roms quant à eux parlent peu le français mais connaissent les rudiments de la langue pour échanger avec la population messine. « On a besoin de gagner de l’argent. On ne peut pas du tout travailler en France sans des papiers, les entreprises ne veulent pas de nous… » déplore l’un des hommes qui assure devoir s’occuper « de nombreux enfants » et de « les nourrir ». « Les enfants sont malades et n’ont pas de médicaments on fait comme on peut » martèle-t-il. Il assure par ailleurs ne pas avoir l’impression de gêner les habitants, certains étant « gentils » avec eux. Rajko demande « aux responsables de notre pays de faire quelque chose… Dans notre pays on ne veut pas de nous, on est persécuté » assure-t-il dans un français sommaire mais en « progrès » selon lui.
Une réunion interministérielle (Premier ministre, Intérieur et Logement) se déroule actuellement à Matignon pour trouver des solutions alternatives à l’intégration des roms dans la société. Le logement et l’ouverture du marché de l’emploi aux roms devrait être évoqué dès 15h30, heure d’ouverture de la réunion à Paris.









