| 22/08/2012 |
La ville de Metz est pointée du doigt par plusieurs associations pour sa gestion du dossier des roms qui n’en finit plus. D’abord le camp de fortune installé sur un terrain privé mais aussi à propos des conditions d’accueil et d’hébergement des populations roms sévèrement critiquée. Les habitants quant à eux constatent que les roms sont de plus en plus nombreux en ville.
L’association Nomade In Metz qui défend les intérêts des populations roms jette un pavé dans la marre. Elle critique vivement la gestion du dossier des roms à Metz en visant directement le maire socialiste Dominique Gros. « Il n'en oublie pas moins de faire de tristes démarches auprès du Réseau Ferré de France (RFF) pour enjoindre ce dernier à engager les procédures d'expulsions devant le tribunal à l'endroit d'un campement-bidonville abritant quelques vingt familles roms. » écrit l’association dans un communiqué. Elle dénonce le fait que la ville de Metz par le biais des festivités de la Mirabelle célèbrera les Balkans tout en ignorant la situation précaire des personnes en provenance de cette région européenne désormais installées à Metz.
« La municipalité préfère danser au rythme des fanfares des Balkans plutôt que de se prévaloir d'honorer le contrat citoyen qui l’oblige, de fait, à entendre, comprendre et respecter la décision du conseil d'état du 10 février 2012 disant en substance ceci :" le non-respect du droit à l’hébergement d’urgence pour des personnes en détresse est une atteinte aux libertés fondamentales" » écrit Nomade In Metz dans son communiqué. En effet, les autorités, Préfecture de Moselle et mairie de Metz n’ont toujours pas trouvé de solution d’hébergement pour les familles roms vivant dans un bidonville du Sablon, près de la piscine municipale.
"Des conditions de vie déplorables"
Les conditions de vie des familles notamment avec enfants n’est un secret pour aucun responsable politique. La Préfecture de Moselle s’est d’ailleurs engagée à trouver le plus rapidement possible un hébergement d’urgence et adapté. Elle a également affirmé que le démantèlement du camp de roms du sablon suite à une décision de justice ne provoquera pas de dispersion de roms dans la métropole messine. « Ces conditions de vie désastreuses, déplorables, renvoient leur légitime dignité d'être humain à notre conscience et notre responsabilité citoyenne. Dominique Gros est le garant de cette responsabilité-là et du devoir qui lui incombe à faire respecter le droit de ces hommes, femmes et enfant à vivre dignement » poursuit le mouvement dans un communiqué.
Une association de lutte contre la misère est également montée au créneau. Les courriers, demandes de rendez-vous, interpellations dans les médias et affrontement direct avec le maire ne font rien. « Le campement existe depuis 3 ans déjà » assure une porte-parole du « Comité mosellan de lutte contre la misère ». « Mais les personnes reviennent malgré les décisions de justice et les expulsions », assure-t-elle. Le mouvement déplore le manque de dialogue avec la ville de Metz qui n’a toujours pas organisé de rendez-vous pour régler le problème. Il évoque une possibilité de « village d’insertion » comme le souhaite le ministre de l’Intérieur Manuel Valls chargé du dossier. Dispositif qui n’existe pas à Metz. « Seule la volonté politique compte dans ce genre de situation, et rien n’est fait à Metz », déplore un responsable.









