| 10/08/2012 |
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Les résultats des radars au 1er semestre sont affolants : 324 millions d’euros de recettes sont déjà à signaler, révèlent ce matin Les Echos. On pourrait atteindre les 700 millions à la fin de l’année, du jamais vu ! La faute à un parc de radars toujours croissant et des automobilistes qui se relâchent…
En 2011, les recettes des radars avaient déjà battu un record avec 639 millions d’euros, un résultat bien au-delà des prévisions du gouvernement. Pour rappel, en 2007, ils avaient rapporté à peine 362 millions. Sur les premiers mois de l’année, les radars ont déjà rapporté 324 millions, un résultat supérieur à l’année dernière. Selon l’Agence nationale du traitement automatisé des infractions (Antai), « l'année 2012 pourrait rapporter entre 675 et 700 millions d'euros ».
Les causes à ces niveaux inédits sont multiples. L’effet structurel est le plus important : on a observé un boom du parc de radars depuis quelques années. On est passé de 3.193 radars fin 2010 à 5.255 aujourd’hui. Il faut noter le grand nombre de radars pédagogiques mis en place entre temps (1.400) et qui ne rapportent rien par définition. Le nombre de radars fixes a un peu augmenté (+314 sur la période), tout comme les radars aux feux rouges (+234). Une innovation est entrée dans le parc aussi, avec les « radars tronçons ».
Un relâchement des automobilistes
Mais cette extension du tissu de contrôle ne saurait tout expliquer. Par exemple, les recettes des radars s’étaient tassées à la fin des années 2000, et ce malgré une hausse du nombre de radars. Du côté inédit, d’aucuns avancent un « effet élections présidentielles », les automobilistes espérant une éventuelle amnistie. Inutile de préciser que s’il y a eu un tel effet, il est négligeable… En tout cas, les experts dénoncent le relâchement des automobilistes et une légère augmentation de la vitesse moyenne. On évoque une augmentation de 20 % en avis de contravention et excès de vitesse depuis le début de l'année.
Enfin, de plus en plus d’automobilistes étrangers s’exposent à des contraventions. Auparavant, les Belges pouvaient se faire flasher sans être inquiétés ; désormais, ils doivent payer au même titre que les Français, les Luxembourgeois et les Suisses. 1 er juillet aux mêmes amendes que les Français et ont rejoint à ce titre les Luxembourgeois et les Suisses. En effet, depuis le 1er juillet, les conducteurs belges flashés en France doivent payer leur amende sous peine de poursuites. En Lorraine, l’A31 est très concernée par cet afflux d’automobilistes étrangers.
Ce relâchement des automobilistes a des effets néfastes sur la Sécurité routière : on déplore une hausse du nombre de tués sur la route depuis le début de l’année (+3,6 % en juillet).










