| 10/02/2012 |
Bertrand Mertz (maire de Thionville), François Hollande et Dominique Gros, maire de Metz
Crédits photo : Arnaud Scherer | LOR'Actu.fr
Hier François Hollande donnait un meeting à Orléans où il a présenté son projet pour l’Education. Le candidat socialiste avait choisi la ville de Jean Zay, ministre de l'Education du Front populaire assassiné par la milice en 1944. Mais un choix qui n’était pas dans la première intention du candidat socialiste. Il voulait se rendre à Saint-Dié dans les Vosges mais a préféré éviter la Lorraine.
François Hollande n’est pas repassé par la Lorraine pour sa campagne qu’il mène bon train à travers le pays. Déjà passé par Gandrange, Thionville et Metz le 17 janvier dernier, le candidat voulait tenir son meeting sur l’Education à Saint-Dié dans les Vosges qui est la ville natale de Jules Ferry. Un tableau sur mesure pour parler de son programme à destination des enseignants. Un potentiel électoral de 800 000 voix. Le Nouvel Observateur rapporte sur son site Internet que Hollande a voulu éviter la circonscription de Jack Lang, où il est parachuté pour les prochaines élections législatives. Ce couac est venu donner une connotation toute différente. La venue de Hollande à Saint-Dié a énervé des élus locaux qui ont fait pression.

François Hollande lors de son discours sur l'Education à Orléans, le 9 février dernier
Crédit Photo : Benjamin Géminel
La suppression des classes fait saigner la Lorraine
Finalement le candidat socialiste a détaillé ses propositions où il a annoncé que « l’école primaire était une priorité » et confirmé sa volonté de créer 60 000 postes d’enseignants en cinq ans.
Un discours clé au moment où, en Lorraine l’annonce de fermetures de classes fait bondir parents d’élèves et professeurs. Une manifestation a d’ailleurs eu lieu hier à Nancy, Place Stanislas Au total, les syndicats dénoncent 72 fermetures et 34 ouvertures sur la Moselle et la Meurthe-et-Moselle. Des mesures de carte scolaire auxquelles s’ajoutent les 182 postes hors-la-classe rendus, 130 postes de remplaçants (84 en 57 et 46 en 54) et 52 postes jusque-là affectés aux réseaux d’aides aux enfants en difficultés. Une saignée qui inquiète parents d’élèves, syndicats et enseignants.








